Illustrations sur toiles réalisées pour une expo au Crous de Clermont dans le cadre de "la route des carnets", organisée par la biennale du carnet de voyage.
A la mode de chez nous
« En France, on me trouve trop voilée. Ici, certains trouvent que je ne le suis pas assez ! » Aïcha, 47 ans
Ainsi s'égraine le temps
« Dans ma région, on importe les céréales pour manger et on cultive des cacahuètes pour exporter... c'est n'importe quoi ! » Pape, 36 ans
A l'écoute des traditions
« Tu regardes les gens, ils ont des téléphones portables magnifiques. Mais en vrai, ils sont pleins à ne pas avoir de batteries dedans. » Le jeune homme du cyber café
Always Coca-Cola
« En Afrique, il y a des régions où tu ne trouves pas d'eau... Mais tu trouves toujours du Coca ! » Madi, 24 ans, en rigolant
A pas mesurés
« Avant, j'avais aussi une mobylette, mais elle a tenu beaucoup moins longtemps que mon âne... » Salim, 54 ans
Autre temps, autre son...
« Aujourd'hui, tous les jeunes ont un mini-disc ou un mp3. Mais ils sont toujours fascinés par le son du djembé » Mamadou, dit N'goné, 29 ans
Sport national
« Moi, je supporte l'équipe du Maroc bien sûr ! Mais si je devais jouer dans une équipe professionnelle, je jouerais en Europe ! » Le cousin d'Anis, environ 13 ans
Marche sociale
« Ici, il y en a qui oublient trop vite d'où ils viennent. Ils font comme les français, ils construisent des grands murs autour de leurs maisons » Un autostoppeur, la vingtaine
Restée à quai
« Ma mère veut que j'aille en France, mais moi je ne veux pas. Ici il y a tout ce qu'il faut. Je préfère vivre dans mon pays » Miloud, 21 ans



















Finalement, les consommateurs deviennent des patrons, pour ne pas trop culpabiliser le spectateur-consommateur. Mais c'est de toutes façons trop tard, une partie des membres du CLACE ne se reconnait pas du tout dans ce visuel, trop agressif. Et la ville de Lyon (qui soutient financièrement la communication de l'événement) fait savoir qu'elle refuse d'utiliser ce visuel pour la campagne d'affichage (adieu les 4X3m), comme l'explique Gérard Collomb, maire de Lyon, dans une lettre adressée au CLACE : "Ce qui a été relevé par des professionnels de la communication, qui ont vu le projet de campagne élaboré par le CLACE, c’est que la virulence des expressions pouvait entraîner non pas une conviction mais, au contraire, une défiance. La limite est souvent étroite entre ce qui procède de la propagande et ce qui procède de la communication. Le citoyen, lui, ne s’y trompe pas"























